Confessions d'un révolutionnaire/06

From The Libertarian Labyrinth
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Confessions d'un révolutionnaire/06/05 Confessions d'un révolutionnaire/06/07

[original French]

propre idéal, ne pourrions-nous chercher encore ce qu'elle \e\it sous l'allégorie de ses mythes politiques? Car enfin, les institutions politiques, si différentes, si contradictoires, n'existent ni par elles-mêmes, ni pour elles-mêmes; ainsi que les cultes, elles ne sont point essentielles à la société, ce sont des formules ou combinaisons hypothétiques, au moyen desquelles la civilisation se maintient dans une apparence d'ordre, ou pour mieux dire, cherche l'ordre. Quel est donc, encore une fois, le sens caché de ces institutions, le but réel où vient s'évanouir le concept politique, la notion du gouvernement?

En deux mois, au lieu de voir dans le gouvernement, avec les absolutistes, l'organe et l'expression de la société; avec les doctrinaires, un instrument d'ordre, ou plutôt de police; avec les radicaux, un moyen de révolution : essayons d'y voir simplement un phénomène de la vie collective, la représentation externe de notre droit, l'éducation de quelqu'une de nos facultés. Qui sait si nous ne découvrirons point alors que toutes ces formules gouvernementales, pour lesquelles les Peuples et les citoyens s'entr'égor- gent depuis soixante siècles, ne sont qu'une fantasmagorie de notre esprit, que le premier devoir d'une raison libre est de renvoyer aux musées et aux bibliothèques?

Telle est la question posée et résolue dans les Confessions d'un Révolutionnaire, et dont la Voix du Peuple se propose, à l'aide des faits que lui fournissent et le pouvoir et les partis qui se le disputent, de donner jour par jour le commentaire.

De même que la Religion, le Gouvernement est une manifestation de la spontanéité sociale, une préparution de l'Humanité à un état supérieur.

Ce que l'Humanité cherche dans la Religion et qu'elle appelle Dieu, c'est elle-même.

Ce que le citoyen cherche dans le Gouvernement et qu'il nomme Roi, Empereur ou Président, c'est lui-même aussi, c'est la Liberté.

Hors de l'Humanité, point de Dieu; le concept théologique n'a pas de sens : — Hors de la Liberté, point de Gouvernement; le concept politique est sans valeur.

La meilleure forme de Gouvernement, comme la plus parfaite

[English translation]

own ideal, could we still seek what we want beneath the allegory of its political myths? For in the end, the political institutions, so different, so contradictory, exist neither for themselves, nor by themselves; like the cults, they are not essential to society, they are hypothetical formulas or combinations, by means of which civilization maintains an appearance of order, or to put it better, seeks order. What then, once again, is the the secret meaning of these institutions, le but réel où vient s'évanouir the political concept, the notion of government?

In short, instead of seeing in government, with the absolutists, the organ and expression of society; with the doctrinaires, an instrument of order, or rather of policy; with the radicals, a means of revolution: let us try to see simply a phenomenon of the collective life, the external representation of our right, the education of some one of our faculties. Who knows if we could not discover then that all these governmental formulas, for which the Peoples and citizens have slit each others' throats for sixty centuries, are only a fantasmagoria of our mind, that the first duty of a free reason is to return to the museums and libraries?

Such is the question posed and resolved in the Confessions of a Revolutionary, and of which the Voix du Peuple proposes, with the aid of facts furnished to it by the power and the parties who dispute it, to give daily commentary.

Just like Religion, Government is a manifestation of social spontaneity, a preparation of Humanity for a higher state.

What Humanity seeks in Religion, and calls God, is itself.

What the citizen seeks in Government and names King, Emperor or President, is also himself, it is Liberty.

Without Humanity, no God; the theological concept makes no sense: — Without Liberty, no Government; the political concept is without value.

The best form of Government, like the most perfect