Création de l'ordre dans l'humanité/02

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Création de l'ordre dans l'humanité/02/01 Création de l'ordre dans l'humanité/02/03

[original French]

être décomposé, et qui en sont comme le principe immédiat, la forme, la raison, le mètre. Ces conditions sont ce qu'où appelle fois. — Ainsi, prenant le cercle comme un tout ordonné, l'égalité fixe du rayon générateur sera la loi. Dans la série arithmétique 3, 5, 7, 9, 11 ... , la loi ou raison est 2.

5. L'expression d'une loi, ou sa description, est une formule.

6. Toute loi vraie est absolue et n'excepte rien : l'ignorance ou l'ineptie des grammairiens, moralistes, jurisconsultes et autres philosophes, a seule imaginé le proverbe Point de règle sans exception. La manie d'imposer des règles à la nature, au lieu d'étudier les siennes, a confirmé plus lard cet aphorisme de l'ignorance. — Dans les sciences mathématiques et naturelles, il est admis que toute loi qui n'embrasse pas l'universalité des faits est une loi fausse, une loi nulle : il en est de même pour toutes les autres sciences.

7. L'ordre n'est point quelque chose de réel, mais seulement de formel; c'est l'idée inscrite dans la substance, la pensée exprimée sous chaque collection, série, organisme, genre et espèce, comme la parole dans l'écriture.

8. L'ordre est tout ce que l'homme peut savoir de l'univers. Considérant la création selon les trois catégories de substance, cause, relation, nous trouvons que les êtres, perceptibles seulement pour nous par les rapports que nous soutenons avec eus, nous demeurent impénétrables dans leur substance; que les causes, insaisissables dans leur principe et leur origine, ne nous laissent entrevoir que la succession de leurs effets. Les rapports des choses, l'ordre et le désordre, le beau et le laid, le bien et le mal, voilà tout ce qui tombe sous l'observation de l'homme, tout ce qui fait l'objet de sa science.

Des trois faces de l'univers, une seule nous est donc intelligible : les deux autres sont, de notre part, l'objet d'une foi aveugle, fatale. L'ontologie, en tant que science des substances et des causes, est impossible (1).

9. Nous ne connaissons des êtres que leurs rapports : toutefois, comme il est nécessaire, pour les besoins de la science, de distinguer sous chacune de ses faces ce grand tout que nous nommons


(1) Les animaux sont au-dessous de la condition de l'homme; ils ne perçoivent pas les rapports des choses, ils ne savent rien. Ce qui se passe en eux, et que nous prenons pour intelligence, n'est qu'un instinct perfectionné par l'habitude, une sorte de rêve provoqué par le milieu environnant, et qui ne suppose ni méditation ni science. Comme chez le somnambule, la pensée dans les animaux ne se connaît pas; elle est organique et spontanée, mais non pas consciente ou réfléchie.

[English translation]

it can be decomposed, and which is like the immediate principle, the form, the reason, the measure. These conditions are what is called laws. – Thus, taking the circle as an ordered whole, the fixed equality of the generating ray will be the law. In the arithmetic series 3, 5, 7, 9, 11…, the law or reason is 2.

5. The expression of a law, or its description, is a formula.

6. Any true law is absolute and without exception: the ignorance or the ineptitude of the grammarians, moralists, jurisconsults and other philosophers, only imagined the proverb No rule without its exceptions. The mania for imposing rules on nature, instead of studying its own rules, later confirmed this aphorism of ignorance. – In the mathematical and natural sciences, it is allowed that any law which does not embrace the universality of the facts is a false law, a null law: it is the same for all other sciences.

7. Order is not something real, but only formal; it is the idea inscribed in the substance, the thought expressed under each collection, series, organization, kind and species, like the word in writing.

8. Order is all that man can know of the universe. Considering creation according to the three categories of substance, cause, and relation, we find that beings, perceptible for us only by the relations which we sustain with them, remain impenetrable to us in their substance; that the causes, imperceptible in their principle and their origin, let us foresee only the succession of their effects. The relations of things, order and disorder, the beautiful and the ugly, good and evil, all that falls within man’s observation is the subject of his science.

Of the three faces of the universe, only one is thus understandable for us: the two others are, for our part, the object of a blind, fatal faith. Ontology, in so far as it is the science of substances and causes, is impossible (1).

9. We know beings only by their relations: however, as it is necessary, for the needs of science, to distinguish under each one of its facets this great whole which we call the universe, we have given special names


(1) The animals are below the condition of the man; they do not perceive the relations of things, they do not know anything. What happens for them, which we take for intelligence, is only an instinct perfected by practice, a kind of dream caused by the surrounding medium; it presupposes neither meditation nor science. As in the sleepwalker, thought in animals does not know itself; it is organic and spontaneous, not conscious or considered.