Création de l'ordre dans l'humanité/107

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[original French]

lysée par une même loi et ramenée aux mêmes cléments. Il faudrait qu'en partant d'une science quelconque on pût encore. sans savoir rien des autres, les créer toutes par une sorte d'à priori, ce qui reviendrait à une intégration universelle.

Or, c'est ce que le plus simple coup d'œil, jeté sur les science ? déjà constituées et classées, prouve être impossible. Si quelque chose dans les sciences pouvait faire une synthèse générale, ce ne serait pas l'identité présumée de leurs derniers théorèmes, puisqun plus elles font de progrès, plus elles mettent entre elles îl; distance; mais bien la communauté de leur objet, et l'identité ou l'équivalence de leurs séries. Mais les sciences différent essentiellement et dans leur objet, et dans leur mode de sériation : une science universelle est donc impossible.

192. Une chose pourtant semble infirmer ce que nous venons de dire, et c'est celle-là même qui nous occupe en ce moment, loi sérielle, la métaphysique. Toutes les sciences, avons-nous dis, relèvent de la métaphysique; c'est elle qui donne à chacune la méthode et la certitude : comment donc la métaphysique n'est-elli; pas la synthèse des sciences, la science universelle?

Il faut ici prendre garde. Ce qui produit dans les sciences la diversité de série est la diversité de l'objet : or, bien que l'on puisse par l'abstraction de tout objet s'élever à une théorie générale de sériation, les diverses formes de série ne s'expliquent pas les unes par les autres, et il n'y a point de science universelle, parce qu'il n'y a pas d'objet universel.

193. Mais cela même paraît contradictoire : comment, antérieurement à la série, peut-il y avoir multiplicité d'objet? Cette proposition est pourtant vraie, sinon absolument et dans la réalilé des choses, ce que nous ne pouvons savoir, du moins d'une manière subjective et relativement à nous. La substance, la force, le nombre, l'étendue, au milieu de tout cela peut-être un moi primordial, infini, éternel, toutes ces natures naturantes, comme dit l'école, devenant par la série natures naturées, ne se résolvent pas pour nous en un genre suprême; elles ne forment point entre ^lles une série que nous puissions vérifier : ce sont autant d'in-


est 5 et l'autre 10, le produit sera 50; il ne faut pas croire, malgré l'expression arithmétique, que ce théorème eût pu être prévu par l'arithmétique.

De même la géométrie pure ne peut prévoir l'astronomie ; ni la chimie minérale, la chimie organique, ni celle-ci la politique. Toutes les fois qu'un élément nouveau s'introduit dans une science, comme l'étendue dans l'arithmétique, l'attraction ou le mouvement dans la géométrie, etc., la science change; et il se produit un nouvel ordre de choses.

[English translation]

by the same law and to be brought back to the same elements. One would need that on the basis of an unspecified science one still could, without knowing anything the others, to create them all by a kind of a priori, which would return to a universal integration.

However, it is what the simplest glance, thrown on sciences already made up and classified, proves impossible being. If something in sciences could make a general synthesis, it would not be the supposed identity their last theorems, since the more they make progress, the more they put between them of distance; but well community of their object, and identity or the equivalence of their series. But sciences differ primarily and in their object, and their mode of seriation: a universal science is thus impossible.

192. A thing however seems to cancel what we have just said, and it is that one even which occupies us in this moment, the serial law, metaphysics. All sciences, we have says, belong to metaphysics; it is it which gives to each one the method and the certainty: how then is it that metaphysics is not the synthesis of sciences, universal science? One must take care here. What produces the diversity of series in the sciences is the diversity of their objects: however, although one can, by the abstraction of any object, rise to a general theory of seriation, the various forms of the series are not explained by one another, and there is no universal science, because there is no universal object.

193. But even this appears contradictory: how, before the series, can there be a multiplicity of objects? This proposition is true, however, if not absolutely and in the reality of things, which we cannot know except in a subjective way and relative to ourselves. Substance, force, number, extension, in the midst of all that can be a primordial, infinite, eternal self, all these naturing natures, as the school puts it, in becoming through the series natured natures, do not resolve themselves for us into a supreme kind; they do not form among themselves a series that we can verify; they are so many infinities


is 5 and the other 10, the product will be 50, one should not conclude, in spite of the arithmetic expression, that this theorem could have been envisaged by arithmetic.

In the same way, pure geometry cannot envisage astronomy, nor can inorganic chemistry envisage organic chemistry, nor either of these politics. Every time a new element is introduced into a science, like extension into arithmetic, attraction or movement into geometry, etc., the science changes, and there is a new order of things.