Création de l'ordre dans l'humanité/108

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[original French]

finis à part, donnant lieu à des séries distinctes, et produisant par leur association de nouveaux éléments, dont les séries sont incalculables par les premières. Nous touchons ici les limites de l'esprit humain. Quand doue on soutiendrait, ce qui ne peut même être prouvé, que la science universelle est possible objectivement, qu'elle existe en Dieu, par exemple, une telle science est pour nous comme si elle n'était pas, et notre thèse subsiste tout entière.

194. De toutes ces considérations, il résulte que la métaphysique, ou théorie de la loi sérielle, n'est point science, mais méthode; non point méthode spéciale et objective, mais méthode sommaire et idéelle; qu'elle ne préjuge et n'exclut rien, accueille tous les faits et les appelle sans crainte d'être démentie pai aucun; qu'elle ne prétend nullement donner par elle-même la connaissance, et n'anticipe pas sur l'observation : bien différente en cela des prétendus systèmes universels, bâtis sur l'attraction, l'expansion, la causation, la déification et autres systèmes ontologiques, monuments de paresse et d'impuissance.

§ III. Une dialectique sérielle est-elle possible? — Progres accompli dans cette direction.

195. Les êtres organisés et inorganisés nous sont connus par des formes, des combinaisons, des propriétés sériées; leurs dimensions, leurs mouvements, leur action réciproque, par des séries. Les nombres ne nous deviennent appréciables que par l'introduction dans la multiplicité d'une série quelconque. La connaissance de ces choses constitue la meilleure part de nos richesses intellectuelles : ajoutons même que dujà notre entendement a subi la forme des objets, et que celui-là seul raisonne bien et pertinemment des sciences naturelles et mathématiques, qui coordonne son langage et ses idées avec l'objet même dont il parle.

Puis donc que la distribution sérielle nous offre la seule nc- thode exacte, la seule certitude objective et absolue que nous puissions obtenir, s'il était possible d'appliquer la série aux sciences restées jusqu'à ce jour dans le domaine religieux ou philosophique, à la politique, à la morale, à la théodicée, etc., c'es,t-à-dire, si nous pouvions découvrir d'après quelle série de faits et d'idées l'on pourrait constituer ces sciences, n'est-il pas à croire que sur toutes les questions aujourd'hui tant controversées notre dialectique deviendrait une sorte d'algèbre, et que nous procéderions avec autant de sûreté qu'en arithmétique et en géo-

[English translation]

apart, giving place to distinct series, and producing by their association new elements, the series of which cannot be calculated from the first. We touch the limits of the human spirit here. When thus one would support, which cannot be even proven, that universal science is possible objectively, that it exists as a God, for example, such a science is for us as if it were not, and our thesis remains quite whole.

194. From all these considerations, it follows that metaphysics, or the theory of serial law, is not a science, but a method; not at all a special and objective method, but a summary and ideal method; that it neither prejudges nor excludes anything, accomodates all facts and invites them without fear to be contradicted by any others; that it by no means claims to give knowledge by itself, and does not pre-empt observation: quite different in that from the alleged universal systems, built on attraction, expansion, causation, deification and other ontological systems, monuments of idleness and impotence.

§ III. – Is a serial dialectic possible? – Progress achieved in this direction.

195. Organized and unorganized beings are known to us by forms, combinations, striated properties; their dimensions, their movements, their reciprocal action, by series. The numbers become to us appreciable only by the introduction into the unspecified multiplicity of a series. The knowledge of these things constitutes the best share of our intellectual richnesses: even let us add that our understanding has already undergone the shape of the objects, and than that one only reasons well and pertinently of the natural science and mathematical, which coordinates its language and its ideas with the very object of which it speaks.

Then thus that the serial distribution offers the only exact method to us, the only objective and absolute certainty which we can obtain, if it to apply the series to the sciences remained so far in the field religious or philosophical, with the policy, morals, with théodicée, etc, i.e., if we could discover according to which series of facts and of ideas one could constitute these sciences, isn't it were possible to believe that on all the questions discussed so much today our dialectical would become a kind of algebra, and .que we would proceed with as much safety than into arithmetic and geometry?