De la Justice dans la Révolution et dans l'Église/Tome I/151

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De la Justice dans la Révolution et dans l'Église/Tome I/151/150 De la Justice dans la Révolution et dans l'Église/Tome I/151/152

[original French]

DEUXIÈME ÉTUDE

LES PERSONNES

CHAPITRE PREMIER

Principe de la dignité personnelle.
Monseigneur,

Puisque c'est à l'occasion d'un fait personnel que j'ai conçu l'idée de mon livre, permettez-moi d'abord de revenir sur ce fait, auquel vous n'êtes pas étranger, et de vous poser une question. Le particulier, dit la logique, reproduit le général ; le fait est nécessairement l'expression de l'idée. En partant d'un fait, nous n'arriverons que mieux à la loi, tandis que le contraire serait impossible. Telle n'est pas, j'en conviens, la méthode des révélateurs; mais c'est celle du sens commun, et je ne fais pas précisément un traité de théologie.

I.—Je vous demanderai donc, Monseigneur, à vous qui savez la loi écrite et la non écrite, la sacrée et la profane, par quelle cause, sous l'impression de quelle influence, en vertu de quel droit, un homme que je n'avais jamais vu s'ingère de publier, moi vivant, ma biographie, sans mon consentement et contre ma volonté formelle ?

Lorsque M. de Mirecourt me dépêcha son secrétaire pour me demander des détails sur ma vie privée, je le renvoyai aux registres de l'état civil, au Journal de la librairie

[English translation]

SECOND STUDY

PERSONS

FIRST CHAPTER

Principle of personal dignity.
Monsignor,

Since it is on the occasion of an event in my personal life that I conceived the idea for my book, allow me to begin by returning to this event, which is not unknown to you, and to ask you a question. The particular, logic tells us, reproduces the general; the fact is necessarily the expression of the idea. On the basis of a fact, we shall only better arrive at the law, while the opposite would be impossible. Such is not, I agree, the method of the revelators; but it is that of common sense, and it is precisely not a theological treatise that I am writing.

I. — I thus would ask you, Monsignor, you who know the written and the unwritten law, both the sacred and the profane, by what cause, under the impression of what influence, under the terms of what right, a man whom I had never seen before should dare to publish, while I am still alive, my biography, without my assent and against my express will? When M. de Mirecourt dispatched his secretary to me to ask for the details of my private life, I referred him to the registers of marital status, the Journal de la librairie,

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