De la Justice dans la Révolution et dans l'Église/Tome I/61

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[original French]

attachez-vous à elle, à son Droit, à ses maximes; et, supérieurs au monde par la puissance de votre principe, vous n'aurez rien à redouter de l'agrandissement de vos voisins... Je ne veux pas d'une Prusse ait midi, disait le général Cavaignac. Il avait mille fois raison, puisqu'il était éclectique. Le 2 Décembre a renoncé à cette politique : pour peu que les Italiens s'y voulussent prêter, nous aurions' à nos portes un empire de vingt-six millions d'hommes. Est-ce le comté de Nice ou la Savoie qui nous dédommageraient?

Un gouvernement sans principes, c'est une science sans méthode, une philosophie sans critère, une religion sans Dieu. On vient de voir quels tristes fruits la politique du 2 décembre a produits au dehors; elle n'a pas été plus heureuse au dedans. Son bilan peut se résumer en huit articles :

L'impôt a été porté de 1,500 à 1,800 millions;

La dette publique augmenté de trois milliards ;

La conscription élevée de 80 à 100, 120 et 140 mille hommes ;

Déconfiture de la classe moyenne et augmentation proportionnelle du prolétariat;

Diminution de la population ;

Dépravation des mœurs nationales ;

Décadence de la littérature et des arts ;

Insuccès de toutes les entreprises du gouvernement.-

Pour ne parler que de ce dernier article, la kyrielle serait longue des mecomptes du gouvernement impérial.

En 1852, le gouvernement réduit la rente de 5 p. c. à 4 1/2. Et tout le monde d'applaudir. On sait quelle hausse, purement factice, régna, pendant cette année de début, sur toutes les valeurs. Mais la suite ne répondit nullement à ces espérances; la Ban que n'a pas diminué son escompte ; plus d'une fois même elle l'a élevé jusqu'à 6 et 7 p. c., en dernière analyse le 4 1/2 est resté fixé à 90, ce qui veut dire que, malgré la réduction, 5 p. c., est toujours le taux normal de l'intérêt. Tout impôt, toute réduction de revenu imposée à la propriété, pour être juste, doit être général. La conversion de la rente étant restée une mesure isolée, c'est comme si le gonvornement avait fait banqueroute aux rentiers de 1/2 p. c. Est-ce là un succès?

[English translation]

you attach to it, his Right, its maxims; and, higher than the world by the power of your principle, you will not have anything to fear enlarging of your neighbors… I do not want Prussia at midday, said General Cavaignac. He was right a thousand times, since he was an eclectic. On December 2 he renounced this policy: for the little that the Italians wanted to be there to lend, we would have with our doors an empire of twenty-six million men. Is this the county of Nice or Savoy which would compensate us?

A government without principles is a science without method, a philosophy without a criterion, a religion without a God. One has just seen which sad fruits the policy of December 2 produced with the outside; it was not happier with the inside. Its assessment can be summarized in eight articles: The national debt increased by three billion;

The tax act carried from 1,500 to 1,800 million;

Conscription raised from 80 to 100, 120 and 140 thousand men;

Failure of the middle class and increase proportional in the proletariat;

Reduction in the population;

Depravity of national manners;

Decline of the literature and arts;

To speak only about this last article, the string would be long mécomptes imperial government. Failure of all the enterprises of the imperial government.

In 1852, the government reduces the revenue of 5 p.c. to 4½. And everyone applauds. One knows which rise, purely factitious, reigned, during this year of beginning, about all the values. But the continuation answered by no means aces hopes; the Bank did not decrease its discount; more once even it raised it up to 6 and 7 p.c., in last analysis the 4 1/2 remained fixed at 90, which wants to say that, in spite of the reduction, 5 p.c., are always the normal rate of the interest. Any tax, any reduction of assessed income on the property, to be right, must be general. The conversion of the revenue having remained an isolated measurement, it is as if the government had made bankruptcy with the shareholders of ½ p.c. Is this a success?