De la Justice dans la Révolution et dans l'Église/Tome I/62

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[original French]

Le gouvernement impérial a eu la prétention de créer le crédit foncier : il n'a pas réussi ; — de faire un crédit mobilier : son crédit mobilier est une entreprise d'agiotage ; — d'établir des docks : la société des docks a fini en police correctionnelle ; — de mettre les loyers à bon marché, et la moitié de la population parisienne est chassée de la ca- pitale(l).Il s'était flatté de relever la marine marchande; et malgré les subventions accordées ou promises, rien ne se fait. Il avait accepté le protectorat du percement de l'isthme de Suez, il y renonce aujourd'hui ; est-ce parce que l'affaire lui paraît mauvaise, ou par suite de son changement de politique?.Que dire du palais de l'Industrie, des voitures de place, et de tant d'autres choses où le gouvernement impérial a mis la main ? Par son traité de commerce avec l'Angleterre, il vient de faire le premier pas dans la carrière du libre échange, c'est à dire, de l'aveu de tous les gens d'affaires étrangers, désintéressés dans la question, d'assurer, sur le marché français, sur la marine française, la prépondérance de l'Angleterre. Le libre échange, grâce à l'épithète, est une des fantaisies de la démocratie contemporaine, qui n'a jamais brillé, comme on sait, par la science économique. Pas n'est besoin cependant d'être un grand économiste pour voir que le libre échange, qui n'est autre chose que le chacun chez soi, chacun pour soi, tant honni par cette même démocratie, n'est pas un principe, et que sans principes, c'est à dire sans Justice, sans garanties, sans réciprocité, l'économie politique, de même que la politique, n'est féconde qu'en désastre. Je ne voudrais que la petite leçon d'économie politique qu'il a plu à Sa Majesté de donner à la France par l'intermédiaire de son ministre d'État, pour prophétiser qu'il en sera de la réforme douanière décrétée par Napoléon III comme il en a été de celle de Robert Peel : le prix des denrées d'importation baissera peut-être, le peuple sera plus exténué qu'auparavant. Est-il donc si difficile de comprendre, par exemple, que si les vins français obtiennent un débouché considérable en Angleterre, le prix haussera, et que le peuple français en boira moins qu'auparavant ; qu'il en sera

(1) On a trouvé moyen de l'y faire rentrer, en reportant l'octroi aux fortifications. Quelle faveur !

[English translation]

The imperial government claimed to create the building and loan association: it did not succeed; – to make a loan on personal property: its loan on personal property is a society of agiotage; - to establish docks: society of the docks finished in correctional police force; - to put the rents at a cheap rate, and half of the Parisian population is driven out capital (1). It had been flattered to raise the merchant navy; and in spite of the granted or promised subsidies, nothing is done. It had accepted the protectorate of the boring of the isthmus of Suez, it gives up it today; is this because the business appears bad to him, or in consequence of its change of policy?. What to say palate of Industry, hackney carriages, and so much of other things where the imperial government put the hand? By its commercial treaty with England, it comes to take the first step in the career of the free exchange, i.e., of the consent of all foreign people of businesses, satisfied in the question, to ensure, about the French market, on the French marine, the preponderance of England. The free exchange, thanks to the epithet, is one of imaginations of the contemporary democracy, which shone forever, as one knows, by economic science. Not is need however to be a large economist to see only the free exchange, which is other thing only each one at home, each one pour-soi, so much honni by this same democracy, is not a principle, and which without principles, i.e. Justice, guarantees, without reciprocity, the political economy, of the same Sue the policy, is fertile only in disaster. I would like only the small lesson of political economy which it rained with Its Majesty to give to France via its minister of State, to prophesy that it will be customs reform issued by Napoleon III like it was among that of Robert Peel: perhaps the price of the food products of importation will drop, the people will be exténué more than before. It is thus so difficult to understand, for example, that if the French wines obtain a considerable outlet in England, the price will raise, and that the French people will drink some less than before; that it will be