De la Justice dans la Révolution et dans l'Église/Tome I/69

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[original French]

DE LA JUSTICE DANS LA RÉVOLUTION ET DANS L'ÉGLISE

ÉTUDES DE PHILOSOPHIE PRATIQUE

ADRESSÉES A SON ÉMINENCE M6R LE CARDINAL MATTHIEU, ARCHEVÊQUE DE BESANÇON.

DISCOURS PRELIMINAIRES

Sous le nom d'un archevêque, j'adresse ces Etudes à tous les membres du clergé français.

Comme au temps des Césars, la société est menacée de se dissoudre; et comme au temps des Césars, l'Eglise croit avoir seule la puissance de la régénérer.

L'ouvrage qu'on va lire ayant pour but de reconnaître lu réalité et l'intensité du mal, d'en assigner la cause, d'en découvrir le remède, par dessus tout de démontrer, au point de vue de la justification, c'est à dire de la perfectibilité humaine, la non-valeur du ministère ecclésiastique, et de constituer la philosophie morale, en dehors de cette influence, sur sa base légitime, la dédicace revenait de droit au clergé.

En deux mots, qui, de la Révolution ou de la Religion, doit être désormais, pour les peuples, l'organe de la vertu? Tel est l'objet de mes recherches. Il n'y en a pas de plus grand ni de plus méritoire.

[English translation]

ON JUSTICE IN THE REVOLUTION AND IN THE CHURCH

STUDIES IN PRACTICAL PHILOSOPHY

ADDRESSED TO HIS EMINENCE Mgr LE CARDINAL MATTHIEU, ARCHBISHOP OF BESANÇON

PRELIMINARY DISCOURSE

Under the name of an archbishop, I address these Studies to all the members of the French clergy.

As in the time of the Caesars, society is threatened with dissolution; and as in the time of the Caesars, the Church believes itself alone to have the power to regenerate it.

The work which one will read having for goal to recognize the reality and the intensity of the evil, to assign the cause of it, to discover of it the remedy, over all to show, from the point of view beyond justification, i.e. from human perfectibility, the not-value of the ecclesiastical ministry, and to constitute moral philosophy, apart from this influence, on its legitimate basis, the dedication returned from right to the clergy.

In two words, which, Revolution or Religion, must be from now on, for the people, the body of the virtue? Such is the object of my research. There is not larger nor moreover méritoire.