De la Justice dans la Révolution et dans l'Église/Tome II/127

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[original French]

rente en nature, ce qui revient à dire en travail, de toutes les formes d'impôt la moins onéreuse, la moins vexatoire, celle qui prête le moins à l'inégalité de répartition et à l'exagération des demandes.

Il est inutile de pousser plus loin ce détail. Chacun peut s'en donner le plaisir, et juger par soi-même, en faisant la critique du budget, ce qu'il adviendrait du gouvernement dans une nation comme la France, si on lui appliquait ce grand principe, à la fois moral, gouvernemental et fiscal : Que la Justice et la liberté subsistent par elles-mêmes; qu'elles sont essentiellement gratuites, et qu'elles tendent dans toutes leurs opérations à supprimer leurs protecteurs comme leurs ennemis.


instruction v
Question à l'ordre du jour.

D. — Que feriez-vous le lendemain d'une révolution?

R. — Inutile à répéter. Les principes de la constitution économique et politique de la société sont connus : il suffit. C'est au peuple, à ses représentants, à faire leur devoir, en prenant conseil des circonstances.

La question du lendemain révolutionnaire a de tout temps préoccupé les vieux partis, dont toute la pensée est d'arrêter le cataclysme, comme ils disent, en faisant la, part du feu. C'est dans ce but qu'il a paru depuis six ans nombre de publications aristocratiques, catholiques, dynastiques, voire républicaines, dont les auteurs ne demandent pas mieux que de passer pour ennemis du despotisme et dévoués à la liberté. Il serait d'une grande innocence de prendre de pareils manifestes pour modèles, et dejouer aux programmes. Que le peuple se pénètre du sens et de la portée de ce mot, la Justice, et qu'il y tienne la main : voilà son lendemain révolutionnaire. Quant à l'exécution, l'idée étant acquise, l'exécution est infaillible.

D. — Que pensez-vous de la dictature?

R. — A quoi bon? Si la dictature a pour but de fonder

[English translation]

revenue in kind, which comes down to saying in work, of all the forms of taxation the cheapest, the least vexatious, that which tends least to inequality of distribution and exaggeration of demands.

It is useless to push these details further. Each can take the pleasure of doing so and judging for himself, by making the critique of the budget, what would become of government in a nation like France if this great principle were applied to it, at once a moral principle, a governmental principle, and a principle of taxation: That Justice and freedom subsist in themselves, that they are essentially free, and that they tend in all their operations to suppress their protectors as well as their enemies.


instruction v
Question of the agenda.

Q. — What would you do on the day after a revolution?

A. — It is useless to repeat it. The principles of the economic and political constitution of society are known: that is enough. It is up to the people, to its representatives, to do what they must, taking account of the circumstances.

From time immemorial, the question of the day after the revolution worried the old parties, whose every thought is to stop the cataclysm, as they say, by taking the side of the fire. It is to this end that for six years, issues of aristocratic, catholic, dynastic, even republican publications have appeared, whose authors ask nothing better than to pass for enemies of despotism and devoted to freedom. It would be most naïve to take such proclamations for models, and to play at formulating programs. Let the people be penetrated by the meaning and scope of this word, Justice, and take it into hand: there is its day after the revolution. As to the execution: the idea having been acquired, the execution shall be infallible.

Q. — What do you think of dictatorship?

A. — What good is it? If the purpose of the dictatorship is to found