De la Justice dans la Révolution et dans l'Église/Tome III/154

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[original French]

quel se taisent l'ironie et le blasphème, il faut en convenu cette spontanéité, cet ensemble de manifestations, attes tent dans l'homme la présence d'un sentiment supérieur dont il est aussi impossible de rendre compte par la seul» notion des nécessités sociales, qu'il est impossible d'expliquer l'amour par la seule nécessité de la génération.

La Justice est une loi nécessaire de la collectivité humaine : donc elle suppose dans l'individu, membre de cette collectivité, avec la notion de la loi, une faculté de conscience qui y corresponde ; donc cette faculté existe.

La Justice se définit, non seulement comme notion d'un rapport, ce qui laisserait l'homme indifférent au droit et la société sans garantie, mais comme sentiment ou faculté : donc encore cette faculté existe.

Cette faculté juridique est attestée par le sens intime et par le consentement universel : donc elle existe.

Elle est affirmée par la religion, qui pendant tout le premier âge de l'humanité la représente, la supplée, et à a fin s'identifie et s'absorbe en elle : donc elle existe :

Elle est manifestée par toutes les relations et institutions sociales, inexplicables dans leurs formes par la seule notion de l'utile : donc elle existe.

Elle subordonne, dirige, contient, réprime, sacrifie, en un mot balance, toutes les autres forces et facultés réunies : donc elle existe.

Nous verrons plus tard qu'elle seule rend raison de la distinction des sexes et du mariage, dont elle fait son organe ; que de plus elle est le principe unique de toute félicité publique et individuelle : donc elle existe.

Comme objet de la connaissance, la faculté juridique, ou plus simplement la Justice, réunit tous les genres de certitude : certitude de raison et certitude de fait, certitude de conscience et certitude d'habitude. Elle a pour elle l'entendement, le sens intime, la théologie, la fable, l'histoire, la pratique, les sens , tout ce qui compose la réalité humaine, collective et individuelle, physique et animique, idéelle et phénoménale. Nulle part, ni dans le monde de la nature, ni dans celui de l'esprit, ne se rencontre un pareil concours de témoignages. Elle est affranchie même de ce scepticisme invincible, révélé par Kant, qui désolait l'âme de Jouffroy, et qui, portant sur l'absolu divin, extérieur à

[English translation]

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Notes

<references />