De la Justice dans la Révolution et dans l'Église/Tome IV/257

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[original French]

DOUZIÈME ÉTUDE

DE LA SANCTION MORALE

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FRAGMENTS

Monseigneur,

Me voici parvenu à la fin de ce long travail.

D'accusée qu'elle est depuis soixante et dix ans, la Révolution devient enfin, par ma bouche et dans ma personne, accusatrice. Elle vous prouve aujourd'hui, à vous tous, prêtres, mystiques, fondateurs et réformateurs de cultes, catholiques et réformés, philosophes del'absolu, adorateurs de l'idéal, apôtres de la religion naturelle, conservateurs et restaurateurs du principe d'autorité, privilégiés du capital et de l'industrie, partisans du droit divin dans la propriété et dans l'Etat, représentants de toutes les fictions de l'âge écoulé, que vous ne savez ce que c'est que la Justice et l'ordre ; que les principes de cette morale, dont vous aimez tant à vous prévaloir, ne sont point en vous ; que vous ne vous connaissez pas vous-mêmes, et que cette certitude du droit après laquelle le monde, par vous démoralisé, soupire, elle seule, la Révolution, peut la donner.

Une dernière question me reste à traiter, la plus grave de toutes et la plus sublime. Malheureusement, je ne puis

[English translation]

TWELFTH STUDY

ON MORAL SANCTION

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FRAGMENTS

Monseigneur,

I have come here to the end of this long labor.

Accused as it has been for seventy years, the Revolution finally becomes, from my mouth and in my person, the accuser. It proves to you today, to all of you, priests, mystics, worshipers of the ideal, apostles of natural religion, conservators and restorers of the principle of authority, privileged of capital and industry, partisans of divine right in property and the State, representatives of all the fictions of the exhausted age, that you do not know what Justice and order are; that the principles of that moral code, which you like so much to claim, are not in you; that you do not know yourselves, and that that certainty of right after which the world, demoralized by you, sighs, the Revolution alone can give.

One last question remains for me to treat, the most serious of all and the most sublime. Sadly, I can only