Philosophie du Progrès/106

From The Libertarian Labyrinth
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[original French]

romain, a dû recommencer avec le christianisme, la féodalité et la philosophie moderne; pourquoi, en un mot, abstraction faite du progrès de l'industrie et des sciences, la civilisation n'a été depuis quinze siècles qu'une deutérose.

Parce que la théorie des intérêts avait été négligée, il nous a fallu tout copier, tout renouveler des Romains et des Grecs, depuis la tyrannie antique jusqu'à l'éclectisme, depuis l'esclavage jusqu'à la communauté, depuis la superstition la plus féroce jusqu'au mysticisme, à la kabbale et à la gnose. Actuellement il ne nous reste plus rien à prendre; la tradition est épuisée: force nous est de devenir à notre tour originaux, et de continuer le mouvement.


Les genres et espèces sont des choses. Le réalisme.

Les genres et espèces sont des conceptions. Le oonceptualisme.

Les genres et espèces sont des noms. Le nominalisme.

Dans cet exemple, les trois termes se ramènent évidemment à deux, puisque, pour créer un nom, il faut une chose ou une conception, c'est à dire une idée.

Il y a un Dieu. Le monothéisme.

Il y a plusieurs dieux. Le polythéisme.

Tout est Dieu. Le panthéisme.

Il n'y a point de Dieu. L'athéisme.

Il y a deux personnes ou hypostases en Dieu. Le magisme.

Il y a trois personnes en Dieu. Le christianisme.

Il y a quatre, sept, dix, etc., personnes en Dieu. Le gnosticisme.

Il n'y a pas de compagnie en Dieu. Le mahométisme.

Toutes ces formules, qui semblent se combattre, rentrent les unes dans les autres et se résolvent dans l'idée synthétique de l'être (groupe série, évolution ou mouvement), élevée à sa plus haute puissance et analysée dans ses concepts.

[English translation]

Roman Empire, had to begin again with Christianity, feudalism and modern philosophy; why, in a word, leaving aside the progress of industry and the sciences, civilization has been for fifteen centuries only a repetition [deutérose].

Since the theory of interests had been neglected, it was necessary for us to copy all, to repeat all from the Romans and the Greeks, from the antique tyranny up to eclecticism, from slavery to communism, from the most ferocious superstition to mysticism, the kabbala and gnosis. Now nothing remains for us to take; the tradition is exhausted: we are forced to become original in our turn, and to continue the movement.


Genera and species are things. Realism.

Genera and species are conceptions. Conceptualism.

Genera and species are names. Nominalism.

In that example, the three terms clearly reduce themselves to two, since, to create a name requires a thing or a conception, that is an idea.

There is one God. Monothéisme.

There are many gods. Polytheism.

All is God. Pantheism.

There is no God. Atheism.

There are two persons or hypostases in God. Magism.

There are three persons in God. Christianity.

There are four, seven, ten, etc., persons in God. Gnosticism.

There is no company in God. Mohammedanism.

All these formulas, which seem to combat one another, draw in one another and resolve themselves in the idea of the being (group, series, evolution or movement), raised to its highest power and analyzed in this concepts.