Solution du problème social/121

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[original French]

un crédit mutuel de deux milliards cinq cents millions, en réduisant tous les revenus et salaires.

Par un autre décret, je propose de rembourser aussitôt le crédit demandé, de frapper l'agio dans sa source, et de produire partout le bon marché, qui est la richesse même, en arrêtant la valeur, et limitant au prix de revient du jour qui précédera la promulgation du décret, le prix vénal de tous les produits et services.

Par un troisième décret, enfin, je propose d'organiser de suite une circulation sans exemple dans les fastes du commerce, de doubler la masse des affaires, et de rendre à jamais impossible le retour des crises financières, en organisant une banque d'échange, d'après les principes constitutifs de la lettre de change.

L'ensemble de ces trois projets serait en même temps la reconnaissance officielle, comme loi de l'État, du grand principe de réciprocité qui gouverne l'univers, et la première application libre et raisonnée de ce principe.

Les conséquences de cette application, comme tout développement scientifique, vont à l'infini. Elles semblent, même, pour nos yeux infirmes, à qui des ténèbres perpétuelles et l'aspect constant de la misère ont rendu insupportables l'éclat du jour et la vue de l'ordre, avoir quelque chose de monstrueux. Aussi, je prie le lecteur de considérer ce qui précède et ce qui me reste à lui dire avec sa raison seule, et d'écarter toute image qui ne pourrait que troubler son jugement. Car, pour l'imagination, les choses dont je ne puis, dans ce programme, que découvrir une faible partie, sont effrayantes.

1. La première conséquence de l'organisation du crédit mutuel et de l'établissement de la Banque d'échange est l'abrogation du numéraire; l'or et l'argent, redevenus simples marchandises, renvoyés à la cuisine, ne servent que comme appoint des sommes au-dessous de 25 fr.

Ainsi l'industrie banquière est de fait comme de droit supprimée; le règne de la finance est à sa fin. Le retrait du numéraire par les capitalistes aura été le dernier acte

[English translation]

mutual credit of two billion five hundred million, reducing all income and wages.

By another decree, I propose to repay the loan immediately asked to hit the premium in its source, and produce all the cheap, which is the very wealth, stopping value, and limiting the cost of the day before the promulgation of the decree, the venal prices of all products and services.

By a third decree, finally, I propose to hold forth movement unprecedented in the annals of trade, doubling the mass of business, and make forever impossible the return of financial crises, in organizing a bank in exchange, according to the principles of the bill of exchange.

All three projects would be at the same time officially recognized as the law of the State, the general principle of reciprocity which governs the universe, and the first free and reasoned application of this principle.

The consequences of this application, like any science, go to infinity. They seem even to us sick, to whom perpetual darkness and constant aspect of poverty have made the unbearable brightness of the day and to order, have something monstrous. Also, I ask the reader to consider the above and what I have to say with his reason alone, and to remove any image that could only disturb the trial. Because, for the imagination, the things I can not, in this program, discover that a small part, are frightening.

1. The first consequence of the organization of mutual credit and the establishment of the Bank of Exchange is the abrogation of cash, gold and silver again mere commodities, returned to the kitchen, serve only as supplementary amounts below 25 fr.

The industry banker is to act as legal deleted, the rule of finance is at its end. The withdrawal of cash by the capitalists was the last act