Solution du problème social/90

From The Libertarian Labyrinth
Jump to: navigation, search
Solution du problème social/90/89 Solution du problème social/90/91

[original French]

ll est prouvé, enfin, que la dictature, les coups d'État, et tous les expédients révolutionnaires sont impuissants contre la paralysie universelle, comme le moxa est sans action sur le cadavre.

Puisse notre nation ne jamais oublier cette grande expérience !

A présent le champ est ouvert à d'autres idées, l'opinion les appelle, l'empire leur est assuré. Je n'hésite plus à proposer ce que l'étude spéculative de l'économie sociale m'indique de plus applicable à la situation où nous sommes : il ne tiendra qu'à vous, citoyen lecteur, de voir clans ma proposition le spécimen de notre immortelle République.

Le travail est à bas, il faut le faire reprendre,

Le crédit est mort, il faut le ressusciter.

La circulation est arrêtée, il faut la rétablir.»

Le débouché se ferme, il faut le rouvrir.

L'impôt ne suffit jamais, il faut supprimer l'impôt.

L'argent se cache, il faut nous passer de lui.

Ou plutôt, car il faut s'expliquer d'une manière absolue; car ce que nous devons faire aujourd'hui devra servir pour l'éternité :

Doubler, tripler, augmenter à l'infini le travail, et par conséquent le produit :

Donner au crédit une base si large, qu'aucune demande ne l'épuise ;

Créer un débouché qu'aucune production ne comble ;

Organiser une circulation pleine, régulière, qu'aucun accident ne trouble ;

Au lieu d'un impôt toujours croissant et toujours insuffisant, supprimer tout impôt;

Faire que toute marchandise devienne monnaie courante, et abolir la royauté de l'or;

Voilà, Sans parler des conséquences politiques, philosophiques et morales, que nous aurons à déduire plus tard de ces prémisses, et pour me renfermer dans le cercle des intérêts matériels ce que je propose de réaliser à l'instant

[English translation]

It has been proved, finally, that dictatorships, seizure of power, and all revolutionary expedients, are powerless against the universal economic paralysis, as moxa is without action on a corpse.

Puisse notre nation ne jamais oublier cette grande expérience!

At present the field is open to other ideas, public opinion calls for them, their sway is assured. I no longer hesitate to propose that which speculative study of social economy shows me is most applicable to the situation in which we find ourselves; it rests with you, citizen reader, to see in my proposition the spécimen of our immortal Republic.

Work is at a standstill—it must be resumed.

Credit is dead—it must be resuscitated.

Circulation is stopped—it must be reestablished.

The market is closed—it must be reopened.

Taxes never suffice—they must be abolished.

Money hides itself—we must dispense with it.

Or better still, since we should express ourselves in an absolute manner, for what we are going to do today must serve for all time:

Double, triple, augment labor indefinitely, and in consequence the products of labor;

Give credit so broad a base that no demand will exhaust it;

Create a market that no amount of production can supply;

Organize a full, regular circulation, which no accident can disturb.

Instead of taxes, always increasing and always insufficient, abolish all taxes;

Let all merchandise become current money, and abolish the royalty of gold.

There is, without speaking of the political, philosophical and moral consequences, que nous aurons à déduire plus tard de ces prémisses, et pour me renfermer dans le cercle des intérêts matériels ce que je propose de réaliser à l'instant