Solution du problème social/99

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[original French]

cette première vérité de l'économie sociale, que c'est en travaillant qu'il doit devenir savant.

Il demande de forts salaires, de gros profits, comme le rentier, comme le monopoleur et le propriétaire. Il ne sait pas que l'élévation des salaires est la cause même dela misère.

Comment le saurait-il, au surplus?

D'un côté, les socialistes du Luxembourg ne l'entretiennent que de participation aux bénéfices, comme si, dans l'économie générale de la société, il y avait d'autre bénéfice que celui résultant de la réciprocité du travail. D'autre part les économistes admis dans ce conciliabule font observer que si les salaires venaient à baisser sur une partie du travail national, ils baisseraient bientôt partout, ce qui ne ferait qu'empirer la situation du prolétariat : comme si baisse générale des salaires n'était pas synonyme de richesse générale !

Voilà comme le sophisme aveugle les masses, comme il fait mentir le Peuple, et avorter les révolutions.

La richesse n'a qu'une cause : la réciprocité du bon marché.

La misère en a deux : la hausse générale, ou la baisse partielle.

De ces deux causes de misère, le socialisme soutient la première, l'économisme défend la seconde : tous deux sont d'accord de proscrire le principe unique du bien-être, l'universalité de la baisse.

Il résulte de cette fausse direction des esprits que la tendance générale est,

pour le travail, à la grève;

pour la valeur, à la hausse ;

pour la richesse, à la pénurie;

pour le crédit, à la méfiance.

On s'isole, on enfouit son argent, on cache ses valeurs les plus réelles, on cesse de produire de crainte de ne pas

[English translation]