Solution du problème social (Perrot)/04

From The Libertarian Labyrinth
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Solution du problème social (Perrot)/04/03 Solution du problème social (Perrot)/04/05

[original French]

peuple a bien le sentiment de cette identité, quand il dit que ce soit Pierre ou Paul qui gouverne, notre si- tuation est toujours la même; aussi se désintércsse- t-il de la politique, et il a raison ; car en l'absence de toute idée, la souveraineté du peuple, comme celle du prince, aboutit à une mystification.

Après 1830, la bourgeoisie ayant pris pour maxime économiques: « Chacun pour soi, chacun chez soi; enrichissez-vous », le résultat fut les troubles et les émeutes qui ont abouti à 1848. Depuis ce temps nous avons changé souvent le nom do nos gouvernements, et combien de ministères? On appelle cela, gouverne- ments à bascule. Admirable pratique pour les intrigants. Sous ce régime, le peuple, toujours spirituel, a trouvé un mot qui caractérise bien la situation, « c'est que plus ça change et plus c'est la même chose ». Voilà bien l'immobilisme gouvernemental défini en deux mots.

Que la démocratie sentimentale entonne ses litanies sur le progrès, sur l'éducation civique ; qu'elle élève des autels à la patrie ; si elle n'a rien à mettre sur celui du travail, il l'abandonne.

La démocratie réactionnaire.

Nous ne u* uvons sortir de l'immobilisme où nous sommes qu'en revenant aux principes de la science économique, que la bourgeoisie a séparée de la po- litique. *

Voltaire a dit : « La politique est l'art de faire ré- gner la justice dans la société; elle consiste à enchaî- ner au bien tous les intérêts de la nation. »

[English translation]