Solution du problème social (Perrot)/05

From The Libertarian Labyrinth
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Solution du problème social (Perrot)/05/04 Solution du problème social (Perrot)/05/06

[original French]

Reportons-nous au temps d'Henri IV, où la politique repose sur des principes et a pour mobile la liberté de conscience ; la négation de la monarchie univer- selle; l'indépendance des nationalités; la chute des grands vassaux. On voit, passant par Richelieu, jus- qu'à Mazarin, la politique appliquée à l'émergence de ces idées.

A la place de l'ancienne organisation autoritaire de l'économie féodale, la Révolution ne sut mettre que la liberté économique. Mais la liberté pure, comme nous le démontrerons plus loin, c'est l'anarchie. C'est ce sen- timent qui inspirait Royer-Collard, dès 1821, quand il reprochait à la charte d'avoir organisé le gouvernement et laissé la société en poussière. C'est aussi cette idée qui faisait dire à Napoléon III, dans une proclamation : « Le vieux monde est à bout, le nouveau n'est pas en- core assis », etc.

Quand tout paraît se transformer autour de nous et nous emporter vers l'inconnu, nous entendons le grand chef de la démocratie, Mb Gambetta, nier fière- ment la question sociale. A sa mort, nous voyons des savants, des hommes de lettres, des démocrates, cour- bés devant son nom comme le sauvage devant son fétiche; et comme d'un glas funèbre, crier : « Les principes ne sont rien, le pouvoir personnel est de nécessité sociale. » !

« Une première notion à établir, dit le journal de « M. Gambetta, c'est qu'il n'y a et qu'il ne peut y « avoir que des pouvoirs personnels. Ceux qui disent « que les principes suffisent, et que les hommes ne « sont rien, sont des incapacités dont il faut se méfier

[English translation]