Solution du problème social (Perrot)/06

From The Libertarian Labyrinth
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Solution du problème social (Perrot)/06/05 Solution du problème social (Perrot)/06/07

[original French]

« pour ne prendre au contraire que ceux qui reconnais- « sent les difficultés du gouvernement, et se déclarent « " prêts à en assumer la responsabilité ». La Petite Ré- publique française, journal du 10 janvier 1883.

Une politique sans* principes, ô démocrates, mais c'est le nihilisme. Mais je me trompe, c'est l'opportu- nisme, nom dont le tribun de Belleville est le parrain, et qui est pour lui comme une véritable citadelle con- servatrice ; et ceux qui auraient tenté d'en escalader les murailles^ seraient, comme il l'a dit, « traqués jus- que dans leurs repaires ». L'éclectisme vulgairement appelé l'opportunisme est impui&'ant. Finalement c'est Alexandre qui, ne pouvant délier le noeud gordien, le tranche avec son sabre.

Le positivisme dont M. Gambetta était partisan, a pour fondateur Auguste Comte « qui trop dédaigneux de la métaphysique » avec son athéisme, et rejetant l'absolu divin, n'a su reconnaître que l'absolu. L'au- teur de tous les absolus, passé, présent et à venir, est l'homme même. Et dans la conception de son grand être humanitaire^ il a recréé l'absolu collectif, où l'État est tout, et dans lequel la liberté individuelle, ce PETIT ABSOLU, ne compte plus de rien» La consé- quence pratique du positivisme est l'éclectisme ou l'opportunisme, c'est-à-dire l'absence même de tout, principe économique, et finalement le despotisme.

Le voici ce cercle vicieux et cette contradiction sans fin où viennent se fourvoyer les meilleurs caractères de la démocratie, et servir de satellites aux intrigants, qui toujours les fascinent par leur faconde, mais qui, eux, ne sont pas dupes de ces tristes évolutions.

[English translation]