Solution du problème social (Perrot)/10

From The Libertarian Labyrinth
Jump to: navigation, search
Solution du problème social (Perrot)/10/09 Solution du problème social (Perrot)/10/11

[original French]

S'il est nécessaire pour les débouchés, d'ouvrir une , route, un canal, un chemin de fer, de faire un emprunt, , etc., le député de l'arrondissement est bien plus à même de donner son avis, d'employer son influence au corps législatif pour servir le juste intérêt de sa région, que le député du département, lequel peut être avocat ou homme de lettre, etc., mais étranger à la question que soulèvent les intérêts de la localité.

Vous parlez de l'asservissement du député, mais il ne le serait pas moins dans votre système de concen- • tration électorale, où tous les intérêts précités vien- dront demander, réclamer, protester, etc. Et comme il tient son mandat de l'électeur, il répondra : « Vous avez peut-être raison, on examinera cela à la Chambre, je vous promets de m'en occuper. » Et finalement les intérêts régionaux seront traités de loin sous l'influence de quelques gros bonnets du département.

Il y avait dans la France CPAYAKT Louis XIV, une France corporative, municipale, provinciale, qui par ses cahiers, ses parlements, savait résister au despo- tisme. Cette France était admise dans ses trois ordres à représenter ses intérêts, chacun rédigeait ses cahiers, formulait ses doléances. Les élections étaient donc la représentation des idées et des intérêts La noblesse nommait des nobles, le clergé des prêtres, le tiers-état des roturiers; tous disposés à discuter et défendre leurs droits respectifs, et des débats, il pouvait en res- sortir l'idée de l'intérêt général.

Il y parut, lorsqu'en 89, après une longue absence, les états furent rappelés, afin d'aider le pouvoir chan- celant et ébranlé par de monstrueux abus.

[English translation]