Solution du problème social (Perrot)/11

From The Libertarian Labyrinth
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[original French]

On oublie 89. — 93 a ramené dans le gouvernement l'esprit de concentration de Louis XIV, continué par Robespierre, Napoléon et tutti quanti. Le grand roi, en disant : « L'État, c'est moi », étouffait par la cen- tralisation la vie locale. Une nation dont la vie locale est éteinte, est comme un corps dont la force des dif- férents organes aurait été absorbée par un seul; s'il pensait encore, assurément il ne marcherait plus.

Aujourd'hui le députe du suffrage universel est comme ce bloc enfariné dont parle la fable, il ne dit rien de bon; car il représente tout à la fois, l'intérêt du monopole, de l'usure, des grands bénéficiaires, du clergé, de la bancocratie, de tous privilèges, et ceux qui consomment sans produire. Mais l'immense ma- jorité, celle des souffre-douleurs de la misère légale, sont-ils donc représentés? NON.

Le progrès que nous appelons sans cesso ne peut se réaliser que par l'organisation des forces économiques, et non par la compétition d'individualités politiques, qui, en créant dans le gouvernement le système à bas- cule, sont devenus de véritables acrobates. Qui nous délivrera aussi du parlemcntage stérile et des majo- rités éphémères. Pascal a dit : « Des moines ne sont pas des raisons. »

Je crois pouvoir rapporter ici, une partie d'une lettre toute de fantaisie, que j'écrivais à un ami, sous forme de dialogue, jors du discours de M. Gambetta sur le scrutin de liste, et intitulée : Le prince de Galles chez Gambetta.

Gambetta. — Altesse, je suis très honoré de votre visite, soyez le bienvenu.

[English translation]