Solution du problème social (Perrot)/70

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[original French]

La plus-value et la puissance de l'Impôt.

La plus-value ou rente, résulte, soit des instruments du travail, du sol, des immeubles, etc., lesquels, pla- cés dans des conditions plus favorables les uns que les autres, rendent avec les mêmes frais ou à travail égal, des produits plus ou moins abondants.

Ainsi, dans une ville, une maison située dans un quar- tier populeux et passager, peut rapporter 30 0/0, tandis que la même maison, dans un quartier excentrique, rap- portera à peine 5. Cette plus-value de 25 0/0, formée par l'agglomération de la population et par la facilité des affaires, est ce qui constitue en faveur du propriétaire, la plus-value ou aubaine dont il profite seul, et qui n'en est pas moins, comme la plus-value foncière, produite par la collectivité qui la paie, et dont la jouissance complète ne peut s'éterniser sans devenir injuste.

Pourquoi la loi n'autoriserai^elle pas les municipalités à opérer par l'impôt une reprise proportionnelle

de sur les maisons à grand rendement, afin de

former le budget municipal sans le secours des octrois qui frappent sur la consommation.

Les plus-value que produisent les inventions du génie, ne sont privilégiées que temporairement, par les brevets d'invention, et font retour à là société. Pourquoi les autres privilèges s'éterniseraient-ils?

Les reprises que l'on peut opérer par l'impôt, sur les plus-value, ainsi que sur la vente de la chose qui la produit, sont do droit social. L'effet que produirait

[English translation]