Solution du problème social (Perrot)/72

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[original French]

vision du travail n'a plus le même effet que dans l'industrie, où vingt ouvriers concourent à la production d'une seule épingle. Un marchand achète en fabrique plusieurs articles, les vend avec l'aide de sa femme et de sa fille. Ce qui fait les affaires d'une maison, c'est la vogue; mais plus la vente s'étend, plus il faut d'employés pour vendre le même article; le chiffre d'affaires augmente avec les frais. Il n'y a pas création de richesse pour la société, mais seulement pour le spéculateur.

L'effet qu'ont produit dans le commerce ces vastes agglomérations, a été l'accaparement des spécialités, la destruction des petites et moyennes maisons. Et le plus triste, c'est de voir ces masses d'employés enrégimentés, et qui, comme les serfs du moyen âge, n'aspireront plus à l'autonomie.

Il faut donc, par un moyen légal, obliger ces grands niastodontes de la spéculation à associer leurs employés et les rendre propriétaires de la chose avec leur patron; ou sinon, appliquez-leur, comme aux boutiquiers, l'impôt proportionnel des patentes de première classe sur chaque spécialité qu'ils ont accaparée, et vous les verrez fondre comme les neiges d'antan; et le moyen commerce se reformera, ainsi que la liberté pour l'employé de pouvoir s'établir.

Mais il y a mieux à faire : il faut conserver ces magasins, et même les protéger, en les invitant à se former en associations commerciales imprégnées de l'esprit de la mutualité, vendant leurs marchandises en chiffres connus, avec la marque du prix coûtant et du prix de vente; et en supprimant leurs vaincs et

[English translation]