Solution du problème social (Perrot)/73

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[original French]

onéreuses réclames, elles pourront réaliser d'énormes bénéfices en vendant les marchandises au public à 10 0/0 au lieu de 30 qu'elles vendent aujourd'hui?

L'épargne par l'impôt.

DIALOGUE DE L'USURIER PHILOSOPHE ET DU MUTUELLISTE.

L'Usurier.—J'ai compris que la mutualité, en dis- ciplinant la liberté économique, pouvait donner la sé- curité et la richesse à la société; que si l'individu perdait la liberté de duper, il jouissait de celle de ne l'être pas. C'est-à-dire qu'un homme pour sa consom- mation de toute sorte, soutient des rapports avec plus de vingt producteurs ; et du fait de la mutualité, ils lui garantissent la qualité et le bon marché de leurs produits ; il est donc par cette garantie, dix-neuf fois plus libre de n'être pas volé, bien qu'il perde une liberté : celle de ne pouvoir voler les autres.

Sous ce régime de mutualité, la concurrence, le mo- nopole perdent leur effet subversif; la valeur des choses se forme librement, car l'offre et la demande ne ser- vira plus qu'à provoquer une conciliation entre le vendeur et l'acheteur. L'esprit nouveau de la législa- tion peut réaliser tout cela. Mais où je vous attends, où vous n'êtes plus dans le vrai, c'est pour le crédit mutuel. Comprenez que la rente de l'argent est le ré- servoir des capitaux, et si vous tarissez cette source, que nousprélevons sur la masse de la richesse, et qui, par notre économie, sert à former de nouveaux prêts, vous ne pouvez créer aucune institution de crédit ; ou bien il faudrait que les capitalistes fussent assez dé-

[English translation]