Théorie de l'impôt/278

From The Libertarian Labyrinth
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qu'a subie TÉtÂt, autrefois souverain, maintenant balancé par une puissance rivale, la Liberté;

Que de cette notion fondamentale, à savoir, que l'impôt est un échange, se déduit toute sa Theorie ;

Qu'ainsi, à la différence des autres échangistes, l'État doit ses services à prix de revient;

Qu'il ne les impose pas, mais qu'il attend que la nation les lui demande;

Qu'en conséquence de cette libre demande des citoyens, la quotité de l'impôt ne saurait s'élever d'une manière indéfinie, mais doit au contraire indéfiniment se réduire, d'où la nécessité d'assigner à l'impôt un maximum;

Que la centralisation du gouvernement dans un grand pays est incompatible avec cette réduction illimitée des frais généraux de l'Etat et par conséquent avec la régularité du budget;

Que, dans un état de choses normal, le montant des contributions paraît devoir être le vingtième du produit total du pays, et peut être abaissé au trentième ;

Que, dans les sociétés modernes, tous les citoyens étant égaux devant la loi, les charges de l'État doivent être acquittées indistinctement par tous et proportionnellement à leurs facultés;

Que tout impôt, quelles que soient sa forme et son assiette, se perçoit en définitive sur le produit collectif;

Qu'en conséquence toute taxe fiscale se réduit à une taxe de consommation;

Que, par le mouvement des valeurs et la règle qui préside à la formation des prix, cette taxe de consommation se trouve acquittée, en très-grande partie, non pas individuellement comme il semble d'après les cotes de contribution, mais par la masse;