Théorie de l'impôt/279

From The Libertarian Labyrinth
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Qu'il en résulte que l'impôt, pris dans sa généralité, se réduit, à peu de chose près, à une capitation;

Qu'eu égard à l'inégalité des fortunes, cette capitation constitue un véritable impôt progressif en raison inverse de la fortune et directe de l'intelligence ;

Que, sous l'influence de ces deux causes, le mouvement incessant des valeurs et l'inégalité des fortunes, le problème de la péréquation de l'impôt est insoluble, et que tout ce qu'on peut obtenir à cet égard se réduit à une approximation;

Que pour revenir à la Justice dans l'impôt, la vraie méthode, le seul et unique moyen est ainsi de travailler à la péréquation des fortunes elles-mêmes, chose qui ne dépend pas de l'initiative de l'État, mais uniquement de l'intelligence et de la volonté des citoyens qui consentent à l'impôt ;

Que toute tentative faite dans une autre direction pour arriver à la péréquation de l'impôt, soit par l'impôt progressif, soit par l'impôt sur le capital, soit par l'impôt sur la rente ou le revenu, conduit à l'absurde et entraîne pour l'économie publique des perturbations énormes ;

Qu'un impôt unique, ayant infailliblement pour résultat de concentrer en un fait unique la somme des iniquités fiscales réparties dans une multitude de taxes, serait le plus écrasant des impôts et le pire des systèmes ;

Que la véritable marche à suivre étant, en fin de compte, de se soumettre à la loi, ou pour mieux dire, à la tendance égalitaire, toute la difficulté consiste à tourner l'impôt dans ce sens et à l'organiser dans cet esprit ;

Que la première chose à faire pour arriver à cette fin est de constituer une dotation h l'État ;

Que cette dotation doit être établie sur la rente des terres appropriées et en bon état d'exploitation;