Théorie de l'impôt/292

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[original French]

avons pu et dû dire que les dépenses d'État sont les frais généraux de la société, frais qui doivent diminuer indéfiniment, précisément parce que l'ascension de la masse dans la morale et la liberté est indéfinie.

Note D, Page 65.

La Liberté et l'État. — L'antithèse de l'État et delaLiberié, présentée ici comme le fondement et le principe de ia société moderne, en remplacement de la suprématie de l'État et de la subordination de la Liberté, qui faisait la base de la société ancienne, cette antithèse, éminemment organique, ne sera pas admise parles publicistes partisans du principe d'autorité, du domaine éminent de l'État, de l'initiative gouvernementale et de la subalternisation du citoyen ou plutôt sujet; elle ne sera pas comprise de ceux qui, formés aux leçons de la vieille scolastique, sont accoutumés à ne voir dans l'État et dans le libre arbitre que des abstractions. Ceux- là, de même que les vieux partisans du droit divin, sont ennemis-nés du self-government, adversaires systématiques de la vraie démocratie, et condamnés à l'éternel arbitraire de la raison d'État et de l'impôt. Pour eux l'État est une eniité mystique, devant laquelle doit s'incliner toute individualité; la Liberté n'est pas une puissance, l'impôt n'est pas un échange; les principes sont des fictions dont l'homme d'État fait ce qu'il veut, la justice une convention et la politique une bascule. Ces doctrinaires, comme on les a appelés, dont le scepticisme et la misanthropie gouvernent aujourd'hui l'Europe, sont autant au-dessous des anciens monarchistes et féodalistes, que l'arbitraire est au-dessous de la foi, Machiavel au- dessous de la Bible. L'Europe doit à cette école de pestilence la confusion d'idées et la dissolution de mœurs à laquelle elle est en proie : les maximes relâchées des jésuites ne produiraient rien de comparable.

Ce n'est pas ici le lieu d'entamer une discussion sur le réalisme de l'État et de la Liberté: je me contenterai de renvoyer provisoiment à mon ouvrage De la Justice dans la Révolution et dans l'Église, études IVe et VIIIe de l'Edition belge.

Note E, Page 66.

Opposition de la raison collective et de la raison individuelle. Voir, sur ce curieux sujet, l'ouvrage indiqué dans la précédente note, Etude VIe de l'édition belge.

Note F, Page 77.

Influence de la circulation sur l'impôt. — Les économistes ont beaucoup écrit sur ce qu'ils ont appelé la Loi de la répercussion ou de la diffusion de l'impôt, et qui n'est que le fait dont il

[English translation]

could and must say that the dépenses of the State are the general expenses of society, expenses which must diminish indefinitely, precisely because the ascension de la masse dans la morale et la liberté est indéfinie.

Note D, Page 65.

La Liberté et l'État. — The antithesis of the State and of Liberty, presented here as the foundation and principle of modern society, en remplacement of the supremacy of the State and the subordination of Liberty, which made the base of ancient society, that antithesis, eminently organic, will not be admitted by the publicists and partisans of the principle of authority, of the eminent domain of the State, of governmental initiative and of the subordination of the citizen or rather subject; it will not be understood by those who, formed by the lessons of the old scolastique, are accustomed to see in the State and free will only abstractions. Ceux-là, just like the old partisans of divine right, are born enemies of self-government, systématiques adversaries of true democracy, and condemned to the eternal arbitraire de la raison d'État et de l'impôt. For them the State is a mystical entity, before which every individuality must bow; Liberty is not a power, and taxation is not an exchange; principles are fictions of which the man of State makes what he wants, justice a convention and politics a bascule. These doctrinaires, as they are called, the skepticism and misanthropy of which today governs Europe, are as far beneath the ancient monarchists and feudalists, as arbitraire is beneath faith, Machiavelli beneath the Bible. Europe owes to this school of pestilence the confusion of ideas and the dissolution of morals to which it is en proie: the maxims relâchées des Jesuits could produce nothing comparable.

This is not the place to d'entamer a discussion of the réalisme of the State and of Liberty: I will content myself with renvoyer provisoiment in my work Justice in the Revolution and in the Church, Fourth and Eighth Studies of the Belgian edition.

Note E, Page 66.

Opposition of collective and individual reason. See, on this curious subject, the work indicated in the preceding note, Sixth Study of the Belgian edition.

Note F, Page 77.

Influence of circulation on taxation. — The economists have written much on what they have called the loi of the répercussion or diffusion of taxation, and which is only the fact of which il