Théorie de la propriété/142

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Théorie de la propriété/142/141 Théorie de la propriété/142/143

[original French]

sant du système féodal au système allodial, ait perdu toutes ses prérogatives et son domaine supérieur. En même temps que la propriété conquérait l'indépendance, la mobilité, l'égalité de partage, la faculté d'emprunter au moyen de l'hypothèque, etc., l'État, en vcrlu de sa prérogative, a établi des servitudes, fait des règlements de commodo et incommoda, décrété une loi d'expropriation pour cause d'utilité publique; on lui demande aujourd'hui de fixer une limite au morcellement : c'est ainsi que l'absolutisme de l'État s'oppose a l'absolutisme propriétaire, et qu'ils agissent l'un sur l'autre, engendrant sans cesse, par leur action et réaction mutuelle, de nouvelles sûretés à la société, de nouvelles garanties au propriétaire, et faisant triompher en définitive la Liberté, le Travail et la Justice.

Il est bîen entendu que, pour la sincérité de ce système, il faut absolument que le gouvernement ait dépouillé toute allure despotique; qu'il soit franchement représentatif, parlementaire, à formes républicaines, basé sur une responsabilité sérieuse, non du prince, mais de ses ministres. Il faut, en un mot, que la nation soit gouvernée par elle-même, de manière que la réaction de la prérogative de l'État contre la prérogative du propriétaire provienne, non du libre arbitre d'un homme, d'un despote, ce qui ferait du système une bascule, mais de la raison d'État exprimée par la représentation nationale. Sans cela, la propriété est placée dans la main de l'autocrate; elle est en péril de féodalité.

[English translation]

passing from the feudal to the allodial system, had lost all of its prerogatives and its superior domain. At the same time that property gained independance, la mobilité, equality of division, the ability to loan by means of mortgage, etc., the State, by virtue of its prerogative, had established servitudes, made regulations de commodo et incommoda, decreed a law of expropriation for the cause of public utility; one asks it today to set a limit on morcellement: it is thus that the absolutism of the State opposes itself to proprietary absolutism, and qu'ils agissent l'un sur l'autre, engendrant sans cesse, by their mutual action and reaction, new sûretés à la society, new guarantees to the proprietor, and make Liberty, Labor and Justice triumph definitively.

It is well understood that, for the sincerity of that system, it is absolutely necessary that the government ait dépouillé toute allure despotique; qu'il soit franchement représentatif, parlementaire, à formes républicaines, based on a serious responsibility, not of the prince, but of his ministers. It is necessary, in a word, that the nation be governed by itself, de manière que la réaction de la prérogative de l'État contre la prérogative du propriétaire provienne, not from the free will of a man, of a despot, which would make une bascule of the system, but the reason of the State expressed by national representation. Without that, property is placed in the hands of the autocrat; it is in peril of feudalism.