Théorie de la propriété/154

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Théorie de la propriété/154/153 Théorie de la propriété/154/155

[original French]

-tres matricules. Il en est de même de l'électeur. Son vote n'a de valeur réelle, je ne dis pas de valeur morale, contre le pouvoir, que s'il représente une force réelle : cette force est celle de la propriété. Donc, pour en revenir au suffrage universel, au système des électeurs sans avoir, de deux choses l'une: ou ils voteront avec les propriétaires, et alors ils sont inutiles; ou bien ils se sépareront des propriétaires, et dans ce cas le Pouvoir reste maître de la situation, soit qu'il s'appuie sur la multitude électorale, soit qu'il se range du côté de la propriété, soit que, plutôt, se plaçant entre deux, il s'érige en médiateur et impose son arbitrage. Conférer au peuple les droits politiques n'était pas en soi une pensée mauvaise; il eût fallu seulement commencer par lui donner la propriété.

§2. — Abstention de toute loi réglementaire en ce qui concerne la possession, la production, la circulation et la consommation des choses. Analogies de l'amour et de l'art. Mobilisation de l'immeuble. Caractère du vrai propriétaire.

Si le lecteur a compris ce qui vient d'être dit, au point de vue politique, de la propriété, savoir : d'un côté, qu'elle ne peut être un droit que si elle est une fonction; d'autre part, que c'est dans l'abus même de la propriété qu'il faut chercher cette fonction, il n'aura pas de peine à saisir ce qui me reste A dire des fins de la propriété au point de vue de l'économie publique et de la inorale : ce qui me permettra d'être plus bref.

Quand je dis que les fins de la propriété, que sa

[English translation]

-tres matricules. It is the same for the voter. His vote has real value, I do not say moral value, against the power, only if it represents a real force: that force is that of property. Thus, pour en revenir au suffrage universel, au système des électeurs sans avoir, de deux choses l'une: either they vote with the proprietors, and thus are useless; or else they separate themselves from the proprietors, and in that case the Power remains master of the situation, soit qu'il s'appuie sur la multitude électorale, soit qu'il se range du côté de la propriété, soit que, plutôt, se plaçant entre deux, il s'érige en médiateur et impose son arbitrage. To confer political rights on the people was not itself a bad idea; it would have been necessary only to begin by giving them property.

§2. — Abstention from all regulatory law in that which concerns the possession, production, circulation and consumption of things. Analogies from love and art. Mobilisation de l'immeuble. Character of the true proprietor.

If the reader has understood what has just been said, from the political point of view, of property, namely: one the one hand, that it can only be a right if it is function; on the other, that it is in the very abuse of property that it is necessary to seek that function, he will have not trouble grasping what remains to be said about the ends of property from the point of view of public economy and morals: which will permit me to be more brief.

When I say that the ends of property, that is its