Théorie de la propriété/223

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[original French]

pliquant des améliorations, entraîne pour le cultivateur droit à une compensation toujours nouvelle. Soit ! ce n'est toujours pas là la propriété. Les baux à ferme pour neuf, douze ou trente années peuvent tenir compte de tout cela au fermier, a l'égard duquel le propriétaire représente le domaine public. Le régime foncier de la commune slave en tient compte également au paysan partiaire; le droit est satisfait, le travail récompensé : il n'y » point de propriété. Le droit romain et le Code civil ont parfaitement distingué toutes ces choses : droits d'usage, d'usufruit, d'habitation, d'exploitation, de possession. Comment les économistes affectent-ils de les confondre avec le droit de propriété ? Que signifient la bucolique de M. Thiers et toutes les sottes déclamations de la coterie?

L'économie sociale, de même que le droit, ne connaît pas du domaine, et subsiste tout entière en dehors de la propriété : notion de valeur, salaire, travail, produit, échange, circulation, rente, vente et achat, monnaie, impôt, crédit, théorie de la population, monopole, brevets, droits d'auteur, assurances, services ptiblics, association, etc. Les rapports de famille et de cité ne requièrent pas davantage la propriété ; le domaine peut être réservé à la commune, à l'État; la rente alors devient impôt; le cultivateur devient possesseur; il est mieux que fermier, mieux que métayer; la liberté, l'individualité jouissent des mêmes garanties.

11 faut bien le comprendre: l'humanité même n'est

[English translation]

involving improvement, entails for the cultivator the right to a fresh compensation. Very well! The property is not perpetual. The farm leases of nine, twelve, or thirty years can take into account all of that with regard to the farmer, with respect to whom the proprietor represents the public domain. The land tenure of the Slavic commune also takes into account the partiaire peasant; the law is satisfied, labor compensated: there is no property. The Roman law and the Civil Code have perfectly distinguished all of these things: rights of use, usufruct, habitation, exploitation, possession. How do the economists pretend to confuse these with the right of property? What are we to make of the bucolic of Mr. Thiers and all the stupid declamations of the coterie?

Social economy, like right, knows no domain, and exists entirely outside of property: concept of value, wages, labor, product, exchange, circulation, rent, sale and purchase, currency, tax, credit, theory of population, monopoly, patents, rights of authors, insurance, public service, association, etc. The relations of family and city have no more need of property; domain may be reserved to the commune, or to the State; rent then becomes tax; the cultivator becomes possessor; it is better than tenant farming, better than metayage; liberty and individuality enjoy the same guarantees.

It must be well understood: humanity even is not