Théorie de la propriété/227

From The Libertarian Labyrinth
Jump to: navigation, search
Théorie de la propriété/227/226 Théorie de la propriété/227/228

[original French]

Les conséquences immédiates de la propriété allo- diale sont : 1° l'administration de la commune par les propriétaires, fermiers et ouvriers réunis en conseil ; partant l'indépendance communale et la disposition do ses propriétés ; 2° l'administration de la province par les provinciaux : d'où la décentralisation et le germe de la fédération. La fonction royale, définie par le système constitutionnel, est remplacée ici par des citoyens propriétaires, ayant tons l'œil ouvert sur les affaires publiques : point n'est besoin de médiation.

La propriété féodale n'engendrera jamais une république; et réciproquement une république qui laissera tomber l'alleu en fief, qui ramènera la propriété au communisme slave, ne subsistera pas ; elle se convertira en autocratie.

De même, la vraie propriété n'engendrera pas une monarchie ; une monarchie n'engendrera pas une vraie propriété. Si le contraire arrivait, si une agglomération de propriétaires élisait un chef, par cela même ils abdiqueraient leur quote-part de souveraineté, et tôt ou tard le principe propriétaire serait altéré en leurs mains ; ou si une monarchie créait des propriétaires, elle abdiquerait implicitement, elle se démolirait, à moins qu'elle ne se transformât volontairement en royauté constitutionnelle, plus nominale qu'effective, représentant des propriétaires. On l'a vu en France, quand, sous Louis-Philippe, libéraux et républicains firent la guerre à l'esprit de clocher. Ou servait la cause de la royauté.

Ainsi toute ma critique antérieure, toutes les con

[English translation]

The immediate consequences of allodial property are: 1) administration of the commune by the proprietors, farmers and workers, gathered in council; [partant] communal independence and the arrangement of its properties; 2) administration of the province by the provincials: thus decentralization and the germ of federation. The royal function, defined by the constitutional system, is replaced here by the citizen proprietors, having an open eye on public affairs: nothing is in need of mediation.

Feudal property will never engender a republic; and similarly a republic which would allow allodium to sink into fief, which would return to slavic communism from property, will not remain; it will become an autocracy.

Likewise, true property will not engender a monarchy; a monarchy will not engender true property. If the opposite was achieved, if an agglomeration of proprietors elected a head, by that same they would abdicate their share of sovereignty, and sooner or later the proprietary principle would be altered by their hands; or if a monarchy created proprietors, it would implicitly abdicate, it would demolish itself, unless it transformed itself voluntarily into a constitutional royalty, more nominal than effective, representing the proprietors. We have seen this in France, when, under Louis-Philippe, liberals and republicans made war on parochialism, l'esprit de clocher. The cause of royalty was served.

In this way, all of my previous criticisms, all the