Théorie de la propriété/241

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[original French]

l'équilibre des propriétés, et ultérieurement à celui des conditions et fortunes.

C'est ainsi que, par les règles de l'association industrielle, qui tôt ou tard, à l'aide d'une législation meilleure, comprendra de vastes corps d'industrie, chaque travailleur a la main sur une portion du capital.

C'est ainsi que, par la loi de diffusion du travail et la répercussion de l'impôt, tout le monde doit payer sa part, à peu près égale, des charges publiques.

C'est ainsi que, par une véritable organisation du suffrage universel, tout citoyen a la main sur le gouvernement ; c'est ainsi encore que, par l'organisation du crédit, tout citoyen a la main sur la circulation, se trouve à la fois commanditaire et commandité, escompteur et banquier devant le public.

C'est ainsi que, par l'enrôlement, chaque citoyen a part dans la défense ; par l'éducation, part dans la philosophie et la science.

C'est ainsi enfin que, par le droit de libre examen et de libre publicité, chaque citoyen a la main sur toutes les idées etles idéalités qui peuvent se produire.

L'humanité procède par des approximations:

1° Approximation de l'égalité des facultés par l'éducation, la division du travail, le dégagement des aptitudes ;

2° Approximation de l'égalité des fortunes par la liberté commerciale et industrielle ;

3° Approximation de l'égalité de l'impôt ;

4° Approximation de l'égalité de propriété ;

[English translation]

toward the balance of property, and subsequently to that of conditions and fortunes.

It is thus that, by the rules of industrial association, which sooner or later, with the aid of better legislation, will include large industrial bodies, each worker has his hand on a portion of capital.

It is thus that, by the law of the diffusion of labor, and the ramification of taxes, everyone must pay his more or less equal part of the public expenses.

It is thus that, by the true organization of universal suffrage, every citizen has a hand in government; and thus also that, by the organization of credit, every citizen has a hand in circulation, and finds himself at once general partner and silent partner, banker and discounter before the public.

It is thus that, by enlistment, each citizen takes part in the defence; by education, takes part in philosophy and science.

It is thus, finally, that, by the right of free examination and of free publicity each citizen has a hand in all the ideas and all the ideals which can be produced.

Humanity proceeds by approximations:

1st. The approximation of the equality of faculties through education, the division of labor, and the development of aptitudes;
2nd. The approximation of the equality of fortunes through industrial and commercial freedom.
3rd. The approximation of the equality of taxes;
4th. The approximation of the equality of property;