Transformation du gouvernement républicain/04

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Transformation du gouvernement républicain/04/03 Transformation du gouvernement républicain/04/05

[original French]

ce qui donnerait à entendre que nous pensons revenir au vote par ordres, comme avant 89. Tel n'était pas le fond de notre pensée, notre intention étant seule- ment de démontrer que par la diversité des intérêts, actuellement le suffrage universel était comme un plé- biscite, impuissant à résoudre aucune question d'éco- nomie sociale. S'il y a eu confusion ou lacune dans l'exposition de nos idées, ce travail est à seule fin de les ordonner.

Si, comme nous le croyons, la nation française est mûre pour les réformes politiques et sociales qu'elle n'a pu encore clairement définir, c'est que la méthode qui doit servir à leur émergence et en permettre l'ap- plication nous fait complètement défaut; cette mé- thode n'est point une innovation, car elle existe, elle est mise en pratique avec succès pour la politique, chez plusieurs nations, et nous offre la garantie de l'expérience : c'est le principe fédératif. Nous espé- rons démontrer que par la fédération politique et la décentralisation, l'ère des agitations stériles sera close. Et le suffrage universel ouvrira celle de l'action puis- sante des populations, et la souveraineté du peuple, qui n'est encore qu'une fiction, sera réalisée.

II

Etat des esprits. — Critique des partis politiques.

La vérité est une; elle est accessible à tous les hom- mes ; et si la politique nous divise encore, c'est qu'elle contient des principes erronés. « Quand César est venu dans les Gaules, il trouva les Gaulois adonnés aux religions, divisés entre eux, et livrés aux supers- titions ». S'il revenait aujourd'hui, il nous trouverait adonnés a la politique, divisés entre nous, et livrés à la superstition autoritaire, c'est-à-dire attendant en- core tout d'un bon Gouvernement.

[English translation]

which will give to understand that we think to return to the vote by orders, as before 89. Such was not the basis of our thought, our intention being only to demonstrate that by the diversity of interests, presently universal suffrage was like a plebiscite, powerless to solve any question of social economy. If there was confusion or omission in the exposition of our ideas, this work is for the sole purpose of putting it right.

If, as we believe, the French nation is ripe for political and social reforms that it has still not been able to clearly define, it is that the method that must serve for their emergence and would permit their application is completely lacking to us; that method is not an innovation, for it exists, it is put in practice for politics, in several nations, and offers us the guarantee of experience: it is the federative principle. We hope to demonstrate that by federative politics and decentralization, the era of sterile agitations will be close. And universal suffrage will work that of the powerful action of the populations, and the sovereignty of the people, which is still only a fiction, will be realized.

II
State of minds.—Critique of the political parties.

Truth is one; it is accessible to all men; and if politics divide us still, it is because it contains erroneous principles. "When Caesar came among the Gauls, he found them devoted to religions, divided between then, and given to superstitions." If he returned today, he would find us devoted to government, divided among ourselves, and given to the authoritarian superstition, that is to say all still waiting for a good government.