Transformation du gouvernement républicain/06

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Transformation du gouvernement républicain/06/05 Transformation du gouvernement républicain/06/07

[original French]

rivés au pouvoir afin de réaliser les réformes promises, condamnés à se rétracter, se réfugier dans l'opportu- nisme, et pour soutenir leur pouvoir, ne vivre que d'expédients, et dans leurs chutes disparaître devant le mépris public. Mais en l'absence de principes et de moyens nécessaires, nous sommes condamnes aussi à relever d'une main ce que de l'autre nous avons détruit.

Le corps législatif est bien le délégué de neuf mil- lions d'électeurs, lesquels, n'ayant que le sentiment de leurs intérêts particuliers, n'entendent rien à l'in- térêt général. Donc, le député n'a de ce fait qu'un mandat confus et indéfini. On se demande ce qu'il peut bien représenter ou faire devant le colosse de la con- centration gouvernementale, où tant d'intérêts vien- nent aboutir, lequel est le dispensateur de l'intérêt général. De ce fait même, la représentation nationale est paralysée et subalternisée par le gouvernement formé par la majorité même; elle n'est plus, comme disait Paul-Louis Courier, qu'une machine à voter.

Alors le mandataire toujours mécontent de ses re- présentants, les abandonne, mais faute de mieux ou pour ne pas tomber pire, leur renouvelle leur mandat. C'est ce qui est arrivé partout le 18 octobre, où les radicaux ont été forcés de reporter leurs voix sur le parti opportuniste. Moralement, c'est donc la minorité qui représente la nation. Nous appelons cela l'unité des républicains. Nous ne tarderons pas à en voir les fruits.

Le développement de l'industrie, en attirant le tra- vailleur des champs dans l'usine, a amené la rareté des bras dans la culture ; mais on pare à cet incon- vénient, en recevant l'ouvrier étranger qui nous en- vahit de toute part. En abandonnant notre sol fécond pour la fabrique, il est arrivé que la production indus- trielle est disproportionnée à nos besoins, ce qui nous fait entreprendre des guerres lointaines pour établir

[English translation]

at power after realizing promised reforms, condemned to retract them, shelter themselves in opportunism, and in order to sustain their power, to live only by expedients, and in their falls to disappear before the public scorn. But in the absence of principles and of necessary means, we are also condemned to raise again with one hand what we have destroyed with the other.

The legislative body is indeed the delegate of nine million electors, who, having only the sentiment of their individual interests, pay no heed to the general interest. Thus, the delegate has from this fact only a confused and indefinite mandate. One asks what it could to well represent or do before the colossus of governmental concentration, where so many interests come to lead, which is the dispenser of the general interest. From that same fact, the national representation is paralyzed and subordinated by the government formed by the same majority; it is nothing more, as Paul-Louis Courier said, than a machine for voting.

Thus the mandataire always dissatisfied with his representatives, abandons them, but for lack of better or in order not to fall into worse, they renew their mandate. It is thus that arrived partout October 18, where the radicals have been forced to report their voices on the opportunist party. Morally, it is thus the minority which represents the nation. We call that tthe unity of the republicans. It will not be long before we see the fruits of it.

The development of industry, by attracting the laborer from the field to the factory, has led to the shortage of arms in cultivation, but one wards off that inconvenience, by receiving the foreign worker who invades us from every direction. By abandoning our fertile soil for fabrication, it has happened that industrial production is disproportionate to our needs, which makes us undertake distant wars in order to establish