Transformation du gouvernement républicain/20

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Transformation du gouvernement républicain/20/19 Transformation du gouvernement républicain/20/21

[original French]

conseils soumis toujours à la ratification des votes de la collectivité nationale.

D'après la constitution, le conseil fédéral ayant l'ini- tiative des lois d'intérêt général, propose au peuple la séparation des Eglises et de l'Etat. Si la nation rejette cette proposition de loi, une législation départemen- tale peut voter et demander au conseil fédéral, l'auto- risation constitutionnelle d'appliquer cette loi à son profit. Aussitôt la demande visée et acceptée par le conseil fédéral, le pouvoir ou la législation départe- mentale soumet cette proposition à l'adhésion de ses concitoyens. Alors le vote populaire, en ratifiant cette loi, le département obtient pour lui seul cette sépara- tion. Le service des cultes s'organisera donc dans cette région avec la liberté, mais sous la surveillance des autorités locales; et le budget qui servait à solder les cultes n'ayant pas été supprimé par un vote national, le département pourra l'employer à d'autres services. Les autres départements, moins avancés, ou plus sa- ges, resteront dans le statu quo, attendant le bon ou le mauvais effet de cette loi.

Dans la fédération, l'initiative des réformes et des lois appartient donc à l'autorité, et le dernier mot à la liberté, conformément à notre définition (page 12), c'est- à-dire que la souveraineté du peuple existe positive- ment.

Dans les communes, cette souveraineté s'exerce éga- lement, car toutes les décisions d'intérêt communal votées par le conseil municipal, après avoir été en- voyées au visa du conseil d'Etat départemental (comme aujourd'hui à la préfecture) reviennent à la munici- palité, qui les soumet définitivement au vote popu- laire, qui les accepte ou les rejette. (Voilà ce qui se passe en Suisse). Et maintenant M. Jean Macé com- prendra-t-il « ce que parler veut dire ».

On objecte que le peuple sera ainsi toujours occupé à voter. Sans doute, comme jadis il était appelé à

[English translation]

councils always submitted to the ratification of the votes of the national collectivity.

According to the constitution, the federal council, having initiative with regard to the laws of general interest, proposes to the people the separation of the Churches and the State. If the nation rejects that proposition of law, a departmental legislature can vote and demand of the federal council, the constitutional authorization to apply that law for its own benefit. As soon as the application is referred to and accepted by the federal council, the departmental power or legislature submits that proposition for the support of its fellow citizens. Then the popular vote, in ratifying that law, the department obtains that separation for itself alone. The worship services will then be organized freely in that region, but under the supervision of the local authorities; and the budget which served the cults having not been eliminated by a national vote, the department could employ it for other services. The other departments, less advanced, or more wise, will remain in the status quo, awaiting the good or bad effect of that law.

Thus, in the federation, initiative for reforms and laws belongs to authority, and the last word to liberty, in accordance with our definition (page 12), that is to say that the sovereignty of the people positively exists.

In the communes, that sovereignty is exercised equally, for all the decisions of communal interest voted by the municipal council, after having been sent to the certification of the departmental council of state (as today to the prefecture) returns to the municipality, which submits them absolutely to the popular vote, which accepts or rejects them. (This is what is done in Switzerland). And now M. Jean Macé will understand "what it means to talk."

One objects that the people will thus always be occupied with voting. Doubtless, as previously it was called to